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 It always seems impossible until it’s done.

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Aliénor Dastan


∆ AVENTURES : 65

MessageSujet: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 15:07

It always seems impossible until it’s done.

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Voilà deux mois que ma vie était devenue un véritable enfer, Judd m'avait quitté. Bien sur nous n'étions pas ensemble, je l'aimais, mais lui ne l'entendait pas de cette oreille, il s'était moqué de moi durant toutes ces années, il avait du se rendre compte de ce que je ressentais et en profiter tant qu'il en avait eut besoin. Moi j'avais été assez aveugle pour ne rien voir, pour croire que réellement il m'appréciait, ne serait-ce qu'en tant qu'amie. Je m'étais fourvoyée, il m'avait abandonné sans même un regard en arrière, il avait d'ailleurs disparus la même nuit et depuis toutes ces semaines je n'avais jamais eut de nouvelles, je n'en aurais surement jamais d'ailleurs. J'aurais du le haïr, le détester pour ce qu'il avait fait, pourtant, j'en était incapable, stupide petite fille que j'étais, je l'aimais toujours, je pleurais chaque soir, je ne pouvais plus entendre dire son prénom sans que soudain ma gorge ne se serre, mais surtout, je ne pouvais empêcher mon cœur de bondir dans ma poitrine en entendant un cheval arriver au Haras, car alors chaque fois, j'avais durant quelques secondes l'espoir que ce soit lui. J'aurais pourtant préféré ne rien ressentir, chaque matin sortir de mon lit était une véritable épreuve et mon travail auprès des chevaux s'en ressentait, heureusement, j'avais de merveilleux employé qui s'inquiétait pour moi et qui travaillait davantage pour maintenir la barque à flot, car s'il n'y avait eut que Judd peut être que j'aurais réussit  à remonter la pente, mais voilà, M. Hopes savait ce qui était arrivé, j'avais été trahit par celle que je considérais comme une amie et maintenant il revenait tout les jours. Il était là lors de mon retour de chez Judd et j'avais appris l'horrible vérité, ma douce Alma, celle à qui j'avais pensé pouvoir me confier n'était qu'en faite une employée de M. Hopes, elle lui avait rapporter chaque propos, chaque idée, tout ce qu'elle avait vu et il s'en était servit tout au long de ces années pour tenter de m'épouser.

Elle était toujours là, il m'avait recommandé d'un ton froid de ne pas chercher à m'en séparé, sans quoi la leçon serait terrible, je le croyais maintenant, il avait su me montrer de quoi il était capable. Il venait tout les jours maintenant, je me demandais d'ailleurs, s'il n'avait pas acheter une maison non loin de là pour être présent dès l'aube. Depuis deux mois le même manège s'était mis en place. Il arrivait tel un seigneur sous l'œil noir de mes employés impuissants, il venait s'assurer auprès d'Alma que j'avais été sage, que j'avais bien mangé et alors il la faisait sortir, la peur me saisissait chaque fois, car je savais ce qui allait suivre. La question, il me la posait alors d'un ton brusque y mettant de moins en moins les formes et de plus en plus les coups. Je disais un simple non, économisant ma salive et mon souffle alors que chaque fois il me giflait violement ou me frappait dans des endroits ne laissant pas de trace. Il me chuchotait alors des horreurs à l'oreille sur ce qu'il me ferait lors de notre nuit de noce alors que ces mains s'égaraient sur mon corps. Il partait alors sans un autre mot, me laissant affaiblit au sol tentant de surmonter la douleur, je n'étais plus qu'une pelote de douleur, mon corps était couvert d'hématome, ma lèvre était en train de guérir alors qu'il me l'avait fendu avec une de ces bagues et mon œil était encore à moitié fermé après que son poing l'ai tuméfié après que j'ai osé prétendre que ma vertu n'était plus si vertueuse que cela grâce à Judd. Un mensonge il le savait et de toute évidence, il n'aimait pas cela.

Une seule fois un employé avait tenté d'intervenir alors qu'il me battait, il était entré et avait repoussé M. Hopes, la sanction avait été terrible, il l'avait fouetté un long moment, jusqu'à ce que je réussisse à m'échapper des bras d'Alma et à me mettre entre le dos à vif et le fouet, j'en avait reçu un coup sur le bras, me laissant une plaie sur l'avant bras et une douleur cuisante. Depuis ce jour, je leur avait interdit d'intervenir, je ne voulais pas avoir en plus leur mort sur la conscience. Alma que j'aurais pourtant du haïr aussi semblait comprendre l'horreur de la situation, elle se rendait compte que son maître était un monstre et elle s'appliqua à me soigner, à prendre soin de moi, à me nourrir et à me garder en vie alors que de toute évidence j'avais lâcher prise et me laissait petit à petit dépérir. Deux mois que j'avais tout perdu, que je vivais dans la souffrance aussi bien mentale que physique et que j'en arrivais à me dire que de toute façon il ne me restais guère d'opportunité, celle de fuir ? J'avais dans l'idée que jamais il ne me laisserait mettre au point un tel projet, il devait me faire surveiller bien plus que je ne m'en était rendu compte, alors l'idée de prendre un cheval et de le faire galoper le plus loin possible sans me retourner, était une solution bien tentante, mais irréalisable. La mort ? Je pensais l'accueillir avec envie, plus rien ne me donnait envie de me battre, mourir aurait été si simple, j'aurais gagné, il n'aurait ni mon corps ni mes terres, mais là encore il me surveillait étroitement, avec Alma qui s'assurait que je ne me dirigeait pas vers cette pente si douce. L'acceptation ? Combien de temps pourrais-je supporter les coups, les menaces et la peur. Combien de temps avant qu'un jour mon non ne se transforme en oui juste pour avoir la paix et pouvoir souffler. Je ne le savais pas, mais il était chaque jours plus difficile de rester droite et de dire non sachant que la douleur viendrait après.

Je me réveillais ce matin là après n'avoir dormit que quelques heures, l'insomnie était nouveau, mais pourtant, ces derniers jours, je ne pouvais à peine fermé l'œil, je m'étais mis en tête aller savoir pourquoi que je me réveillerais un matin et qu'il serait là dans mon lit attendant mon réveil pour me poser la question avant de me souiller devant mon refus. J'étais resté un long moment immobile dans mon lit, dans la pièce à côté j'entendais Alma qui s'affairait dans la cuisine, je me levais finalement en soupirant, le manège était sur le point de commencer. Alma m'aida à me vêtir, elle me força à manger un morceau de pain que j'entrepris d'émietter plutôt que de le manger et l'attente commença. Il était du genre ponctuel pourtant, l'heure passa sans qu'il ne se montre, la tension qui m'habitait ne fit que s'accroitre alors que le déjeuner passa ainsi qu'une bonne partie de l'après midi. J'étais restée assise devant la table, sans bouger, les yeux dans le vide, la maison était silencieuse alors que le soleil commençait à se coucher, il n'était pas venu, un instant je crus que finalement il s'était lassé, il avait compris qu'il ne m'aurait pas et avait abandonné, je me laissais aller à un petit sourire alors que la tension dans ma poitrine semblait vouloir s'apaiser  quand soudain, le calme fut rompus par la porte s'ouvrant à la volée. Je sursautais, mais l'adrénaline avait complètement endormis les zone douloureuses de mon corps. Il était là et de toute évidence, dans une fureur noire. Il saisit Alma par le col en lui hurlant dessus. Où est-il ?  Quoi ? mais de quoi parlait-il. Mes informateurs savent qu'il est revenue pour elle, il ne m'a pas écouté, il aurait du rester loin. Je ne comprenais plus rien, ou alors j'avais peur de comprendre, il parlait de Judd ? Revenu pour moi ? M. Hopes aurait-il été jusqu'à forcé Judd à disparaitre, à lui laisser la place entière.

Cette idée je devais bien le dire ne m'avait jamais effleuré l'esprit, il avait été si froid, si convaincant ce jour là, que l'idée qu'il puisse le faire contre son gré... je frissonnais alors, sentant la colère remonter en moi, je vivais l'horreur et la peur à cause de cet homme, je m'étais laissée abattre à cause de la disparition de Judd, mais là, alors que l'idée faisait son chemin dans mon cerveau je me réveillait d'un long cauchemar, je sentais le gout de la lutte me revenir et le dégoût pour cet homme s'accentuer. Qu'avez vous fait ? Ma voix était plus forte que je ne le pensais alors qu'il se retournait vers moi surpris. Je m'étais levée, le regarde dur et décidé et tout cela ne le fis que rire. Ce que j'ai fais, jeune idiote. J'ai fais en sorte que vous soyez mienne, j'ai éloigné le menteur pour vous avoir rien qu'à moi. Il lâcha Alma pour venir m'empoigner et sans ménagement il m'entraina dans la cours, comment n'avais-rien entendu alors que ces hommes saccageaient les lieux. Je l'avais prévenu Aliénor, je vous détruirais s'il revenait et je vous tuerais de mes mains si vous refusez de m'épouser. Je ne l'écoutais pourtant plus, mon regard se portait tout autour de moi et je ne pus que voir les cadavre de mes employés qui avaient tenté de défendre les lieux, les fous, les réserves en feu et les survivants en train d'éteindre les flammes, mais ce qui finit de me sortir de ma léthargie fut Gaya allongé sur le flanc alors qu'elle se faisait égorgée. NON ! Je me débatis alors pour me dégager de la poigne de fer de l'homme, je voulais la rejoindre, je ne pouvais pas croire qu'ils l'avaient abattus, pourtant, je devais me rendre à l'évidence alors qu'ils sortaient un autre cheval de son box. Laissez le tranquille, ne le touchez pas. Le rire immonde de M. Hopes s'éleva, il allait tout détruire jusqu'à ce que j'accepte, le retour de Judd avait tout précipité même s'il n'était pas venu me voir. Épousez moi et alors ils laisseront vos bêtes en paix. J'aurais surement accepté, si je ne l'avais pas vu remonter l'allée, alors j'aurais surement dit oui. Allez vous faire voir. Je tirais alors de toute mes forces, faisant tout pour qu'il me lâche
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Judd Bragolan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 17:57


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Aliénor et Judd


Je me souvenais de ce soir là, comme si c'était hier. Je me souvenais de chaque mot, de chaque larme, de chaque éclat de voix. Je me souvenais des cris, des reproches, de la méchanceté, de la haine, de la colère et de la tristesse. Je me rappelais chaque seconde, et ce n'était pas ces deux mois de débauche et de meurtres qui étaient parvenus à effacer ce moment malgré mes espoirs. A nouveau j'avais fuis. Je l'avais laisser partir en pleurant, et pour éviter qu'elle ne revienne à moi j'avais dans l'heure fais mes affaires et sceller Crindombre pour repartir sur les routes. J'étais persuadé qu'elle avait du revenir...et moi je n'avais tout simplement pas eu le courage et la force de l'affronter à nouveau, de la rejeter encore une fois. Toute cette histoire n'avait cesser de me dévorer. Autant le fait de l'avoir abandonnée à son sort, que la méchanceté dont j'avais fais preuve à son égard. Elle n'avait pas quitter mon esprit une seconde. Je n'avais pas cesser de revoir son visage, toute la journée, d'entendre sa voix et ses pleurs lorsque je fermais les yeux...j'étais comme hanté et visiblement malgré tous mes efforts pour me débarrasser de tout ça et pour tout dissimuler au fin fond de mon âme, le monde entier semblait parvenir à lire en moi comme dans un livre ouvert. Même ce vieil homme aveugle, qui passait son temps à la taverne de Noirséjour. Il ne lui avait fallu qu'un échange de banalité pour me sortir sa phrase toute faite ; « Ah les femmes. Elles vous empoisonnent l'esprit, hein Brag ? » J'avais simplement soupirer, ce qui avait provoquer un petit rire moqueur chez l'homme qui avait fini par s'asseoir face à moi et sortir un vieux portrait. « Ma bêtise me l'a fait perdre il y a bien des années. J'ai du vivre avec ce fardeau toute ma vie...et crois moi, mon jeune ami, il n'y a rien de plus difficile et de plus douloureux. » Cet idiot de vieux bonhomme. Est-ce qu'il avait réaliser la portée de cette parole ? Est-ce qu'il avait eu conscience d'avoir réussi à me faire changer d'avis ? D'avoir réussi à me convaincre qu'il était temps que je cesse de fuir et que je rentre chez moi pour réparer ma bêtise ? J'aimais à penser que oui.

Il m'avait fallu trois jour, pour rentrer sans trop pousser Crindombre qui pourtant semblait au mieux de sa forme. Trois jours, en faisant finalement le moins de halte possible et sans faire de détour pour éviter les groupes de bandits. J'avais finalement retrouver ma demeure, telle que je l'avais laissée, et je n'avais pas oser me rendre au haras directement. J'étais simplement resté enfermé chez moi, à bricoler par-ci par là et cela avait durer deux jours. C'est le lendemain de mon retour, que les choses s'étaient finalement bousculées, lorsqu'en fin de matinée, cette légère odeur de fumée était venu chatouiller mes narines. Lorsque j'avais lever les yeux, pour voir ces volutes grisâtres s'élever dans le ciel du côté du haras. C'est sans réfléchir que j'avais pratiquement bondit sur Crindombre, le lançant dans un galop frénétique pour rejoindre la demeure des Dastan le plus rapidement possible. Je ne m'étais pas trompé. C'était bien le haras qui était en feu. De loin, je pouvais voir quelques employés s'affairer à éteindre les flammes qui dévoraient les étables...alors que plusieurs corps étaient étalés dans la cour. J'avais pousser Crindombre encore un peu plus, et il avait sauter la clôture pour atterrir dans la cour. Hopes était là et la colère s'empara de moi lorsque je vis Gaya sur le sol, lorsque je vis ses mains sur Aliénor qui tentait de se débattre. « Bragolan. » grogna t-il en m’apercevant. Mais mon regard se porta derrière lui et ma main vint chercher un poignard attaché à ma ceinture, pour le jeter droit devant. La lame vint se planter dans la gorge d'un des employés de Hopes, occupé à sortir un cheval de son box et alors que ce dernier s'écroulait, mon regard sombre revint sur l'homme qui tenait encore Aliénor. « Retirez vos mains ou vous serez le prochain ! » ordonnai-je en tirant le poignard sombre, avec lequel j'avais l'habitude d’exécuter tous mes contrats de ma botte. « Assassin... » siffla l'homme et aussitôt, ma lame vint se poser sous son menton. « Vos mains j'ai dis. »

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Aliénor Dastan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 19:25

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J'essayais tant bien que mal de le faire lâcher prise, mais sa prise sur mon bras se raffermie pour m'empêcher de m'échapper, mais quand il reconnu Judd arrivant sur son cheval, alors ce fut pire encore sa main se posa sur ma frêle nuque et l'autre s'enroula autour de me taille, il me tenait devant et contre lui ce qui me donna envie de hurler, je tentais de me dégager, mais sa poigne sur ma nuque se serra davantage, me faisant gémir de douleur. Hopes ne bougeait pas, il observait Judd alors qu'il tuait de sang froid l'homme qui avait abattus Gaya. Je ne ressentit pourtant aucune horreur face à cette mort, non, je ressentis même une joie intense en voyant son corps s'affaisser sur le sol et mon cheval s'enfuir au galop pour échapper à toute cette horreur. Je reportais alors mon attention sur Judd, il était là devant moi, mais j'avais encore du mal à y croire, même quand sa voix ordonna à Hopes de me relâcher, mais je ne devais pas halluciner puisque la main de l'homme se serra davantage, me faisant pousser un petit cris de douleur, il n'aurait aucun mal à me briser la nuque s'il le voulait, mais voilà, Judd s'était approcher et avait posé son couteau sous sa gorge. Au lieu de me lâcher il éclata de rire me faisant grimacer, il ne semblait pas se soucier du couteau qui n'était pas loin d’entamer sa peau. Tu crois vraiment qu'elle va vouloir de toi maintenant, après la manière dont tu l'as traité. Après tout ce que tu m'as permis de lui faire après ton départ. Tu crois qu'elle te pardonnera tout ça ? Je voulais tourner la tête, je ne voulais pas l'écouter, je ne voulais plus voir le visage de Judd se décomposer, où qu'il voit les marques de coups sur mon visage, mais sa main sur ma nuque m'empêchait tout mouvement, je devais regarder le visage déterminé et en colère de Judd. Pour le moment je ne savais pas ce que je voulais, enfin, si je voulais que tout cela se termine, je voulais ne plus avoir constamment peur et pour cela je savais qu'il n'y avait qu'une seule chose à faire, mais est ce que je pouvais lui demander de le faire, est ce que j'en avais le droit. Judd ? Nos yeux se croisèrent alors pour la première fois depuis cette nuit là, je réussis à faire un faible mouvement de la tête. Tue le. Je fermais alors les yeux, je fus alors bousculer, la pression sur ma nuque se fit un moment plus forte et soudain après un gargouillis à soulever le cœur, je sentis Hopes qui s'effondrait à mes pieds. Je restais alors immobile toute tremblante incapable de bouger et même de rouvrir les yeux, je ne m'étais pas rendu compte des larmes qui roulaient le long de mes joues, moi qui avait toujours tout fait pour les cacher, je passais mon temps à pleurer. Je sursautais et poussais un petit cri quand je sentis deux bras m'attirer contre un torse qui heureusement ne m'était pas inconnu. Je rouvris les yeux lentement, j'étais contre lui, il m'avait entouré de ces bras et tentait de me réconforté, mais surtout il me cachait les corps qui se trouvaient un peu partout sur le domaine. Je respirais profondément, mais mes tremblements ne voulaient pas s'arrêter, la tête contre son torse, j'entendais son cœur qui tapait dans sa poitrine. Merci. Il avait été monstrueux pourtant, j'avais compris que cela faisait partis du plan de Hopes pour m'avoir, il m'avait abandonné entre les mains de ce monstre durant deux mois, mais il était là maintenant, il était intervenu, il avait sauvé mes chevaux et surtout sur ma demande, il n'avait pas hésité à tuer un homme.
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Judd Bragolan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 21:30


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Aliénor et Judd


Comme s'il allait m'avoir deux fois. Non, cette fois...il avait des raisons d'avoir peur et pour en avoir le cœur net, il lui suffisait de jeter un œil au cadavre qui gisait pas loin derrière. Jamais je n'avais eu l'audace de tuer ainsi, en public sans prendre le temps d'observer ma cible ou de me cacher dans l'ombre pour bondir au bon moment. Cette fois, la rage l'avait emporter, tout simplement et elle ne m'avait toujours pas quitter. La pointe de mon poignard vint se poser sur la gorge dévoilé de l'homme qui tenait Aliénor contre lui, sa voix s'éleva dans l'air et tendit qu'il parlait, un rictus mauvais passa sur mon visage. Mes doigts se resserrèrent sur le manche de mon arme alors que sa point venait entailler légèrement la peau de Hopes. « Vous n'êtes ni autorisé, ni en position de donner votre avis, Monsieur. Je vous aurez ouvert en deux avant que n'ayez eu le temps de lui faire le moindre mal. » Et pour la première fois depuis mon arrivée, depuis mon retour au pays, mon regard se posa sur Aliénor. Sur sa lèvre légèrement enflée, sur son œil violacé et à demi-clos...qu'avais-je fais ? Je l'avais offerte en pâture à un monstre, rien que pour préserver mon secret et à première vu il en avait bien profiter. Elle leva enfin les yeux et mon prénom retentit...suivi d'une demande, presque un ordre. Un ordre que je ne me fis d'ailleurs pas prier pour exécuter immédiatement. Il ne me fallu qu'une pression supplémentaire sur mon arme, quelques centimètres de plus et la lame de mon poignard pénétra la chaire, laissant le sang de l'homme gicler et s'écouler au sol. Je savourais chaque expression qui passait sur le visage de l'homme que je venais d'assassiner de sang froid. La surprise, la peur, la douleur...le vide. Le corps de Hopes s'écroula et une large flaque de sang se forma sur les pavés de la cour. Mon bras, toujours armé et ensanglanté retomba le long de mon corps et mon attention se reporta sur la jeune femme qui s'était dégager de l'étreinte du cadavre. Elle était désormais figée, tremblante et les yeux fermés pour échapper à l'horreur, je fis alors un pas en avant et mes bras vinrent l'enserrer puis l'attirer contre moi. Elle pleurait...et dieu seul savait comme j'en avais marre de la voir pleurer par ma faute. Elle murmura un remerciement à peine audible, auquel je ne pris pas la peine de répondre...je réalisais que je venais de lui montrer mon véritable visage aujourd'hui, celui d'un assassin. Un meurtrier. Un monstre sans cœur, capable de prendre une vie, des vies sans même sourciller, sans même pleurer ou regretter. J'avais fais couler le sang en sa présence. J'avais enfoncer cette lame effilée dans la gorge d'un homme que je connaissais depuis l'enfance sans une doute, sans une hésitation...et je venais probablement de la dégoutter de moi sans même le vouloir cette fois. Pourtant, je malgré tout, je voulais la préserver du triste spectacle qui s'offrait à nous ici. Le haras était une ruine horrible et sanglante. Les corps de quelques employés étaient étendus, gisant dans leur sang et surtout...il y avait Gaya, juste là, à quelques mètres de nous. Toujours en la serrant contre moi je la fis reculer de quelques pas, la poussant à l'intérieur de la maison et je la fis s'asseoir sur une chaise avant de m'éloigner d'elle. « Restes là. Ne sors pas. Je reviens. » Je me tournais alors que la femme de l'un des employés d'Aliénor entrait, le visage compatissant. « Occupez-vous d'elle. Qu'elle ne sorte pas de là. » Je quittais alors la demeure, retournant dans la cour pour aider à éteindre les incendies et à rassembler les corps. Il allait falloir étouffer cette histoire...d'une manière ou d'une autre. Je pris le temps de récupérer le poignard dans la gorge du premier homme que j'avais tuer aujourd'hui. « Brûlez les corps. Tous. » ordonnai-je, avant de retourner vers la demeure, m'arrêtant au passage pour me nettoyer les mains et nettoyer mes armes avant d'entrer à l'intérieur. « Il te causera plus d'ennuis, c'est fini. » me contentai-je de dire en m'appuyant contre une poutre, non loin de la table.

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Aliénor Dastan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 22:17

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J'aurais du lui en vouloir, refuser son étreinte, lui hurler dessus, le gifler, oui j'aurais du faire tout cela, mais je ne le pouvais pas, cela m'était complètement impossible alors qu'il venait de tuer deux hommes pour me sauver la vie. Il l'avait fait sans hésiter, sans sourciller alors que moi je n'avais même pas eut le cran de regarder Hopes en train de mourir, je lui avait demander de le faire, je lui avait ordonner, mais au dernier moment, j'avais fermé les yeux. Je ne sais combien de temps je serais resté là immobile, surement jusqu'à ce que mes forces me lâche ce qui n'était pas loin d'arriver d'ailleurs. Je le laissais m'attirer à lui, posant mes bras sur son torse, sentant de nouveau son cœur pulser sous ma paume et alors que je devrais le haïr, je respirais profondément pour la première fois depuis longtemps. Je me reposais sur lui, je tentais de me cacher contre lui et ne fus capable que de murmurer un remerciement. Il ne répondit pas, je ne lui en voulait pas, il n'y avait rien à dire malheureusement et je me surpris juste à savourer ce moment, cette étreinte, car je ne savais pas s'il était juste venu me délivrer de Hopes pour mieux m'abandonner de nouveau ou s'il comptait rester, tenter de réparer ce qui avait été cassé. Au bout de quelques minutes, il me fit reculer, lentement, vers là maison, il ne voulait pas que je revois le Haras dans cet état. Il m’emmena à l'intérieur et à peine m'avait fait-il assoir sur une chaise qu'il recula me demandant de ne pas bouger, qu'il va revenir et un instant j'ai peur qu'il ne mente, qu'il ne me laisse la de nouveau seul et je m'en veux mais je ne peux m'empêcher de lui demander. Tu me le promet. Il ne me laissait pas seule de toute façon, Jane, une employée était là, elle avait du se cacher et elle avait bien eut raison, elle fit la promesse de s'occuper de moi, de me garder à l'intérieur et Judd quitta la maisonnée. James et Edward vont bien ? Je m'agitais soudain, je me souvenais, des cadavres de ceux ayant essayer de lutter, mes employés étaient mort pour m'aider et moi je me cachais à l'intérieur. Je me levais soudain, je devais savoir qui j'avais perdu, je devais aider, mais Jane me bloqua le passage. Ils vont bien tout les deux Aliénor. J'ai promis à Monsieur Bragolan que vous ne sortiriez pas. Venez avec moi, je vais vous aider à vous changer. Je pris alors le temps de regarder ma robe, elle était couverte d'une trainée de sang, celui de Hopes quand il était mort. Je retins un haut de coeur et la suivit jusque dans ma chambre. Elle m'aida rapidement à enfiler une nouvelle robe qui malheureusement, ne cachait pas les nombreux hématomes, ni la marque laisser par le fouet sur mon bras.  Elle essuya le sang sur mon cou et souligna que je risquait d'avoir mal pendant quelques jours. Avez-vous vu Alma ? Non pas que cela m'inquiète, mais si elle avait eut le culot de rester, alors que tout cela était en partit sa faute, peut-être que cette fois j'aurais le courage d'enfoncer moi-même le couteau dans sa gorge. Elle s'est sauvée lorsque M. Hopes vous à fait sortir de la maison.

Elle me ramena dans la pièce principale, je me sentais étrangement faible, pourtant, je ne voulais pas céder, je voulais avoir une conversation avec Judd, je voulais savoir ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas, je devais savoir si je pouvais lui pardonner ces paroles. Alors je m'étais assise sur la chaise et pour une fois j'obéissais à ce qu'il me demandait. Jane, pouvez-vous préparer quelques chose à manger s'il vous plait. Je ne savais pas s'il aurait faim, mais je préférais avoir quelques chose sous la main. La porte s'ouvrit une vingtaine de minutes plus tard me faisant sursauter, il me fallut quelques secondes pour me rappeler que Hopes ne repasserait jamais cette porte. Jane s'esquiva alors voulant retrouver sa famille, elle nous laissa seuls. S'il m'avait pris dans ces bras tout à l'heure, il laissait de nouveau une distance de sécurité entre nous. Il me rassura de nouveau, je n'aurais plus d'ennuis avec lui. Pourtant moi je m'inquiétais, il avait tué deux hommes pour moi, lui aurait des ennuis si jamais les gens commençaient à se poser trop de question. Et toi ? Tu ne risque pas d'avoir d'ennui, je t'ai demandé de le tuer, je ... je ... Je me mordis la lèvre ayant perdu le fil de ce que je voulais dire, je ne pleurais plus au moins j'avais réussis à reprendre le contrôle, ce qui était bien. En faite j'avais retrouver mon calme depuis que je l'avais aperçus et maintenant je me sentais bien, mieux ce qui état mal, car il ne resterais peut être pas et alors mon coeur se déchireraient de nouveau. D'ailleurs en parlant de ça, il fallait bien lancer la conversation à un moment donné non. Je levais les yeux vers lui, croisant son regard ce qui aurait suffit à me faire sourire avant, mais là tout en moi n'était qu'hésitation et peur de souffrir de nouveau. Est-ce que c'est lui qui t'a forcé à partir ?
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Judd Bragolan


∆ AVENTURES : 83

MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 23:14


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Mon dos prit appui sur la large poutre de bois. J'avais ranger le petit couteau à ma ceinture et dans l'une de mes mains, se trouvait toujours le large poignard sombre avec lequel j'avais égorger Hopes. Je prenais toujours grand soin de cette arme, et pour cette raison, après l'avoir rincée sous l'eau, je pris le temps de l'essuyer avec ma cape alors que je parlais. S'en était terminé de cette histoire. Il suffirait de trouver quelque chose à inventer pour justifier les morts, mais je doutais de ne pas réussir à faire avaler quelques mensonges de plus aux gens du coin. Pourtant, c'était semble t-il ce qui inquiétait Aliénor pour le moment : les conséquences. Je levais les yeux de mon poignard désormais bien propre pour les poser sur elle. Je ne pus empêcher un sourire de se dessiner au coin de mes lèvres. J'en avais vu d'autres, si seulement elle savait. « T'en fais pour moi. Demain ça sera arrangé. On parlera d'une attaque de bandit qui passaient dans le coin. Monsieur Hopes et ses hommes ont tentés de défendre le haras...ils ont été tués dans la bataille. Les pillards ont prit la fuite. » J'avais eu tôt fait de monter un véritable scénario. Un véritable professionnel. « T'es pas la première à me le demander, et sûrement pas la dernière. C'est comme ça. Cesse de t'en faire. » Plus besoin de se cacher désormais. Après tout, à quoi bon continuer avec les mensonges ? Ça n'en valait plus la peine. Plus après tout ça. Elle leva finalement les yeux vers moi...elle me fixa un petit instant avant de poser la question. Celle à laquelle je m'attendais, finalement. Fallait-il que je réponde à ça ? Que je lui dise la vérité ? Ce soir-là, je l'avais souhaiter...pouvoir tout lui dire aurait été si simple et aurait changer tant de choses … aujourd'hui, tout lui avouer signifiait voir les choses s'arranger, la voir revenir vers moi et je doutais de mériter le fait de la garder près de moi. « Ouais. » dis-je simplement en rangeant mon arme avant de venir m'affaler sur une chaise à côté d'elle. « Il est passé, après notre journée à la pêche et il a menacer de te tuer si je continuais de te voir. » Ce vieux cafard. Il avait bien monter son petit coup. Il avait réussi, son plan avait été bien orchestré. Il savait des choses que j'ignorais et il avait réussi à me faire plier à coups de menaces et de révélations. « C'était ça ou t'enterrer. J'ai agis en conséquence. » Et je m’efforçais de raconter de la manière la plus détachée du monde. Sans ajouter les détails de mes sentiments du moment...tout simplement parce que ça ne me ressemblait pas et qu'elle n'avait pour moi, pas besoin de savoir. « Je suis parti pour éviter qu'il ne s'imagine quoi que ce soit entre nous... » terminai-je en soupirant. Ça n'avait pas été l'idée du siècle, mais cette solution m'était apparue comme la meilleure et la plus simple sur le moment. Je l'avais vu chez moi, et j'avais visiblement eu peur pour sa vie. « Il t'aurais tuée, Aliénor...il t'aurais tuée s'il n'avait pas pu t'avoir pour lui. » De cela, je n'avais jamais douter. Hopes avait toujours été un homme dangereux, et je n'avais compris à quel point que bien trop tard, lorsqu'il était venu jusqu'à moi pour m'arracher Aliénor. J'avais penser que disparaître aurait tout arranger, pourtant...alors que je la regardais, que je voyais aisément les coups, et les blessures sur son corps, je me rendais compte que j'avais fais une terrible erreur.

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Aliénor Dastan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 14 Mai - 23:45

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Il inventa une histoire rapidement, jamais je n'aurais pensé à tous cela, du moins pas si rapidement en tout cas, surtout il ne voulait plus que j'y pense, il ne voulait pas que je m'inquiète, mais le voir là en train de nettoyer méticuleusement son arme, détendu et calme alors que deux hommes étaient mort sous sa main, cela m'éclaira soudain, se n'était pas la première fois qu'il ôtait la vie, il l'avait déjà fait avant et n'avait aucun problème à le refaire si nécessaire. J'avalais ma salive alors que je commençais à comprendre que Judd n'était pas totalement ce qu'il disait être, jusqu'où cela allait-il je n'en savais rien. En faite cette découverte ouvrir la porte à des centaines de question et à une autre moment je l'aurais sans doute assommer avec ça, mais se n'était pas le moment, ce soir, sa capacité à tuer de sang-froid m'avait sauver la vie, je n'allais donc pas mettre le sujet sur le tapis, il pourrait croire que je lui en voulais, qu'il me dégoutait alors qu'en faite pour le moment, je ne savais pas trop ce que je ressentais pour lui. C'est pourquoi je préférais me focaliser sur l'autre question, je devais savoir où nous en étions, si nous étions encore des amis où si Hopes avait réussis à nous enlever ça aussi. Sa réponse réussit à m'arracher un sourire alors qu'il s'affalait à côté de moi, il n'était pas loquace, mais au moins je sentis un poids quitter ma poitrine, je n'étais pas celle qui avait causé sa fuite, il n'y avait pas d'autre femme, juste un homme dérangé qui s'était mis dans l'idée de me voir devenir sa femme. Pourtant, il se décida à m'expliquer les choses, à me faire comprendre ce qui s'était passé, tout avait démarrer le jour de notre sortie à la pêche, le cavalier que j'avais vu au lien. Alma qui était aller lui raconter ce qu'elle pensait avoir vu, je sentis ma mâchoire se serrer quand je me rendis compte que si je n'avais pas tricher lors de notre course, alors rien de tout cela ne serait arrivée. Je passais la main sur mon visage pour m'enlever cette idée de la tête, Hopes aurait trouvé une autre idée, un autre stratagème pour m'approcher, malheureusement, elle s'ancra dans un coin de ma tête. J'étais incapable de parler, incapable de interrompre alors qu'il se livrait, je sentis pourtant ma gorge se nouer, il avait du faire tout cela dans l'espoir que cela suffirait à me protéger, que s'il partait alors Hopes serait plus calme, il ne pouvait pas se douter que se serait tout le contraire.

Sa dernière phrase me fut douloureuse, car un instant mon coeur et mon esprit furent bien proche d'espérer plus que de l'amitié, car la douleur transperça un instant dans sa voix et j'en restais d'ailleurs silencieuse. Qu'aurais-je fais dans le passé, avant que tout ne se brise ? S'était une question difficile je m'en rendais compte, car malheureusement, je n'étais plus la même en deux mois j'avais changé, je m'étais renfermée, j'avais peur de tout et surtout je ne m'étais jamais sentis aussi seule de toute ma vie. Hésitant, un instant, je fis un geste vers lui, posant doucement ma main dans ces cheveux pour attirer son attention qu'il me regard et alors je réussis à sourire, j'étirais mes lèvres pour le rassurer, je n'avais pas souris depuis deux mois maintenant et la sensation était étrange. Tu n'as pas à t'en vouloir Judd, tu as pris la décision que tu pensais la meilleure, la plus sage. Moi je ne t'en veux plus. Bien sur que je lui avais pardonnée, moi qui avait pensé son départ venant d'un geste égoïste où las de jouer la comédie avec moi, il m'avait envoyé baladé pour être tranquille. Maintenant que je savais la vérité, comment lui en vouloir d'avoir essayer de me protéger, même si se n'était pas de la meilleure des manières. Pourtant, j'avais une dernière question pour le moment, une qui se bousculait dans ma tête depuis qu'il m'avait avoué être partis pour ne pas me voir mourir. Pourquoi es-tu revenus ? Il avait tenu deux mois, il n'avait pas remis les pieds ici pendant huit semaines et pourtant, il avait finit par revenir, me mettant en danger alors qu'il avait tout plaquer au départ pour que je vive. Je n'arrivais pas à comprendre et j'espérais qu'il serait aussi honnête avec cette question, qu'il l'avait été avec le reste.
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Judd Bragolan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Ven 15 Mai - 12:27


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J'avais souffler par le nez, en entendant ses paroles. Une sage décision, qu'elle disait et elle ne m'en voulait déjà plus...ça alors. Elle était bien peu rancunière. J'étais persuadé que j'en aurais voulu à mort des années à quiconque aurait eu l'audace et le culot de me parler, comme je lui avais parler et surtout, à celui qui aurait eu l'idée de m'annoncer qu'il s'était jouer de moi pendant des années. C'était facile, de revenir après tout ça en tuant quelques hommes pour annoncer que tout ça n'était finalement pas de mon fait. Trop facile, pour moi, et je m'étonnais grandement que ce soit si simple de remonter dans son estime...au moins un peu. « Ta gentillesse te perdras, Aliénor. » Oui, parce que moi, j'étais bien tout le contraire. Je n'étais sûrement pas le grand méchant loup craint du village entier mais je n'étais sûrement pas un exemple de bonté, ça non. Je n'étais pas du genre à pardonner facilement, je n'étais pas du genre non plus à faire ce qu'on attendait de moi juste pour la beauté du geste. Moi je m'en voulais. Moi je savais que j'avais fais une erreur. Moi je savais que ce choix avait été mauvais. Après tout...comme si habituellement j'étais du genre à me laisser intimider par des hommes de la trempe de Hopes, bien au contraire. En réalité, c'était sûrement bien autre chose que j'avais fuis. C'était ce regard et ces larmes, c'était ce qu'il m'avait dit et ce que j'avais pu lire en elle qui avait fini de me convaincre. J'avais pris peur, oui. Peur ! Moi. Peur d'une histoire de sentiments, peur de me laisser prendre au jeu et de la laisser réussir à fissurer ma coquille avec ses sourires, sa présence et sa gentillesse. Finalement, ça n'avait pas changer grand chose...rester, partir, le résultat était le même. Elle avait réussi, même à des kilomètres de moi.

Sa main dans mes cheveux, mon regard sombre se posa sur elle. Cette femme n'avait pas de toute sa tête, c'était évident. Comment pouvait-elle aimer un meurtrier ? Comment pouvait-elle savoir, ou au moins se douter et continuer de me regarder comme elle le faisait ? De me toucher, même. Comment pouvait-elle tout simplement me sourire, après le carnage que je venais de faire ? « Pourquoi es-tu revenu ? » La question s'écrasa sur mes épaules comme un cheval qui me serait tombé dessus. Mon regard s'assombrit, s'il pouvait l'être plus et mes yeux se détournèrent des siens. Il avait fallu qu'elle la pose, cette question. Pourquoi posait-elle toujours les mauvaises questions au bon moment ? Est-ce que j'avais la réponse à cette question au moins ? Deux mois que j'étais parti, et après cette dispute, ces mots...elle avait du se dire que je reviendrais pas. En réalité, j'avais prévu de ne jamais revenir ici. De laisser Ruderoc définitivement derrière moi. J'avais réussi deux moi, avant de ressentir l'appel de mon chez moi...deux mois, avant que ce vieil imbécile ne vienne m'ouvrir les yeux en me rappelant que fuir n'était pas un solution et que la fuir elle, était de toute façon bien inutile quand on savait qu'elle avait finalement réussi depuis bien longtemps à se frayer un chemin et que je portais son souvenir, sa voix et son odeur en moi à chaque instant. « Je reviens toujours. Tu devrais le savoir à force. » Je me raclais la gorge, avant de me redresser un peu, faisant craquer quelques vertèbres. « Et puis je pouvais tout de même pas laisser ce vieux cafard faire sa loi auprès de toi. »

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Aliénor Dastan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Ven 15 Mai - 14:58

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Je lui avais pardonné son départ, j'avais déjà oublié les mots qui m'avaient pourtant laisser éveiller des nuits entières, tout simplement parce que je n'étais pas le genre à m'étaler sur le passé, je ne pouvais pas en plus lui en vouloir d'une chose qu'il avait été forcé de faire. Certes, j'étais un peu déçu qu'il n'ai pas jugé utile de m'en parler, j'étais sur qu'ensemble nous aurions trouvé le moyen le mettre fin à la folie de Hopes et que j'en aurais moins souffert. Même si je l'avais voulu, haïr les gens ne faisaient pas partie de mon caractère, cela demandait bien trop d'énergie et puis si je devais être honnête, j'étais tout de même un peu égoïste, car si je devais en vouloir à Judd, si je devais le repousser maintenant, alors cela allait me faire souffrir et je n'en pouvais plus de souffrir, maintenant, je voulais juste être heureuse et en paix et cela voulait dire que Judd devait faire partie de ma vie. Je souris à sa répartie, ma main jouais négligemment dans ces cheveux, j'arrivais petit à petit à me détendre, au moins je ne tremblais plus et pour le moment, j'arrivais à tenir loin les images de ce qui venait de se passer. Je ne savais pas comment j'allais gérer dans les jours à venir, mais cette petite bulle dans laquelle je m'étais plongée me protégeais pour le moment, j'aurais le temps pour les autres questions, pour les cauchemars et je me dis que j'étais peut être tout simplement sous le choc, que pour le moment mon esprit ne pouvant plus encaisser ce qui se passait avait décider de plier boutique, de m'anesthésier et pour le moment cela me convenait parfaitement.

Je savais que ma question suivante qui était sortie de ma bouche peut être un peu trop rapidement risquait d'être difficile pour lui d'y répondre. D'ailleurs, il resta un moment sans rien dire, je ne bougeais pas non plus attendant patiemment qu'il décide quoi me dire. De toute évidence, quand il ouvrit la bouche, se fut plus pour éluder la question, mais la réponse qu'il donna me plus, car oui, finalement, il revenait toujours, je l'avais toujours su, il revenait toujours vers moi à un moment où à un autre. Il se redressa alors, ma main quitta ces cheveux et je la posais sur son avant bras. Je sais qu'il n'était pas très à l'aise de cette proximité, mais là j'en avais besoin, je voulais sentir quelqu'un qui m'aimait sans me vouloir du mal proche de moi. Sa deuxième réponse, me fit violemment frissonner, oui il l'avait empêcher de me tuer ce soir, mais il y avait eut tellement de matin depuis son départ, sans m'en rendre compte je posais ma main libre sur ma lèvre, elle était encore un peu douloureuse, mais se n'était rien comparé à la douleur que j'avais ressentit quand sa bague avait entaillé la chair me laissant la lèvre ensanglantée et gonflée. Je fermais un instant les yeux en respirant profondément, luttant de toute mes forces pour que les images restent éloignés de moi encore un petit moment. Je finis par reprendre pied, je rouvris les yeux et me rendis compte que ma main était crispée sur son bras. Excuse moi. Je ne voulais pas lui apparaitre comme une pauvre biche apeuré, même si s'était totalement ce que j'étais ce soir. Je n'avais plus l'impression d'avoir grand chose en commun avec là Aliénor capable de marchander le prix d'un cheval avec des guerriers, là je n'étais rien d'autre qu'une femme brisé par un homme. Tu es revenu à temps tu sais. Il m'en coutait de lui dire ça, pourtant, s'il n'était pas revenu ce soir, alors je me serais sois fait tuer sous les coups, soit j'aurais finit par être Mme Hopes. J'ai lutté de toutes mes forces contres lui, mais ... j'étais en train d'abandonner. Et voilà que je sentais les larmes revenir, non décidément, je n'étais plus que l'ombre de moi-même et je ne voulais plus qu'il me voit pleurer. Je respirais profondément, puis tentait de sourire, il était trop tôt pour ce genre de conversation, peut être quand je n'aurais plus de marque de coup sur le corps alors je pourrais commencer à reprendre le dessus. Il était déjà tard, je me rendis compte que je n'avais rien manger de la journée, que le diner déjà être passé depuis longtemps et que Judd devait avoir faim. Pourtant je fis une chose que je n'aurais pas faite un autre jour, je me penchais avec lenteur vers lui, puis je déposais un baiser sur sa joue, enfin, presque sur ces lèvres, puisque les miennes atterrir à la commissure de sa bouche. Je fermais les yeux un petit instant avant de les rouvrir et de croiser son regard, j'avais rougis, pire, j'en voulais plus encore, je voulais qu'il m'embrasse, qu'il se montre doux et tendre avec moi et je savais que je ne devais surtout pas aller dans cette direction pour le moment. Je vais aller te préparer une assiette. Je me relevais alors, trop brusquement malheureusement et une douleur intense se propagea dans mes côtes, je gémis de douleur, alors que je restais à m'appuyer sur la table, une main sur l'hématome noirâtre qui courrait sur tout mon flanc droit. Je savais que certaines blessures étaient grave, surtout que beaucoup n'avait pas été réellement soigné.
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Judd Bragolan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Sam 16 Mai - 8:31


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Bon, je n'avais pas été tout à fait honnête je devais l'avouer...mais c'était plutôt bien passer à mon grand soulagement. Enfin presque, j'avais bien sentis que l'énonciation du nom de Hopes avait provoquer chez elle une espèce de malaise, j'avais senti ses doigts agripper mon bras et j'avais alors relever les yeux vers elle. C'est qu'il avait du lui en faire baver pour la mettre dans un état pareil...et cette pensée me fit me dire que j'aurais pu le tuer, là maintenant...si je ne l'avais pas déjà fait. Elle porta ses doigts à ses lèvres, caressant celle qui était un peu enflée et coupée en son milieu. N'importe quoi aurait pu faire ça, cependant il ne faisait aucun doute à présent qu'elle avait sûrement pris un coup...il avait oser la frapper pour obtenir ses faveurs, et un instant, je me pris à imaginer ce qu'il aurait pu lui faire subir si elle avait accepter à un moment donné de l'épouser. Après tout, plus rien ne l'aurait pousser à la garder. Une fois les titres de propriété en poche...il aurait pu tout simplement la tuer, voir bien pire si j'en jugeais par l'homme que j'avais eu en face de mois quelques minutes auparavant. y><« Arrêtes de t'excuser. » sifflai-je passablement agacé. Oh, pas par elle, non. Par cette situation ridicule en réalité, une situation fâcheuse qui aurait pu être évitée si j'avais fais les choses autrement deux mois auparavant. « Tu n'es pas responsable. » Ça non. Elle n'était pour rien dans la folie et la soif de richesse et de pouvoir des hommes comme Hopes. Elle avait tout simplement été la malheureuse victime. Celle qui s'était retrouvée avec un peu trop de biens en poche, pour une femme. Celle qui avait affoler les bourses, bien plus que les cœurs. C'était ainsi.

J'avais écouter la suite de son discours de façon légèrement distraite. Je devais bien l'avouer, j'avais l'esprit ailleurs, embué par des volutes de colères que je m'efforçais de contenir malgré les mots que j'entendais. Bien sur qu'elle avait lutter. A quoi je m'étais attendu ? A ce qu'elle dise « oui » subitement, simplement parce que j'avais mis les voiles ? Où avais-je la tête ce soir là, pour résonner de cette façon ? « Cesse donc de te torturer. C'est terminé, maintenant. » Facile à dire, oui. J'en avais bien conscience et pourtant, je savais que c'était la chose à faire. Peu importe la difficulté. Elle devait mettre ça derrière elle, tout faire pour oublier.

Elle finit par se redresser lentement...ou plutôt par se pencher en avant et ses lèvres vinrent caresser ma joue, et la commissure de mes lèvres. Ce n'était la première fois, qu'elle faisait ce genre de chose et si j'avais toujours ressenti une sorte de gène et un étrange frisson, il me sembla cette fois que cette sensation était décuplée. Sans raison...ou peut-être étais-ce cette étrange proximité entre ses lèvres et les miennes. Toujours est-il qu'elle fini par s'éloigner. Par se mettre en tête de me servir à manger et par se lever de la chaise qu'elle occupait...mais elle se stoppa nette dans son geste. Elle poussa un petit gémissement, une plainte et sa main se posa aussitôt sur ses côtes. Je me levais alors brusquement. « Qu'est-ce qui t'arrive ? » demandai-je, en l'attrapant par les épaule et en la tournant légèrement vers moi. En réalité, j'avais bien vite compris. Cette lèvre fendue...n'était que la partie visible. Il avait frapper bien plus fort que ça. « Qu'est-ce qu'il t'as fais ? Tu as vu un médecin ? Tu as été soignée ? » Voilà que j’enchaînais les questions. Est-ce qu'elle se doutait ne serait-ce qu'une seconde qu'un mauvais coup bien placé à cet endroit pouvait encore lui coûter la vie ? Je terminais en soupirant et ma mes doigts vinrent se poser sous son menton pour lui relever la tête. « Plus personne ne te toucheras. Je t'en fais la promesse. » C'était terminé. Je ne la laisserais plus. Et aucun homme de ce foutu pays ne viendrait plus lui réclamer sa main. Jamais. Tout ça c'était terminé. D'ailleurs, comme pour sceller cette promesse que je venais de me faire à moi-même, mes lèvres vinrent se poser sur les siennes. Rarement j'avais embrasser une femme, comme j'étais en train de l'embrasser elle. Jamais je n'avais pris le temps de me montrer doux, tendre autant que passionné. Je m'étonnais moi-même à la réalité, et je n'avais pas fini de me surprendre puisque lorsque je quittais enfin ses lèvres, lorsque mes yeux vinrent se perdre dans les siens à nouveau quelques mots s'échappèrent de ma bouche. « Épouses moi. »

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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Sam 16 Mai - 11:34

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Je n'étais pas responsable, c'est ce qu'il me disait et pourtant, j'en revenais toujours à me dire que j'aurais pu faire les choses autrement, j'aurais pus en parler plus tôt ou alors ... ou alors il avait raison, je n'étais pas responsable et rien n'aurais pu changer ce qui s'était passé, enfin peut être que les choses auraient pus se passer sans douleur si j'avais réussis à me montrer moins directe, moins cassant et je poussais un long soupir, souriant douloureusement, car oui je ne pouvais que me sentir coupable de ce qui venait de se passer ce soir. ça prendra du temps pour ça. Il me laissa parler, restant silencieux alors que je vidais mon sac, enfin que je tentais d'exprimer ce que je ressentais, mais je savais que s'était confus et pas très optimiste pour le moment, d'ailleurs à un moment, il me stoppa, il ne voulait plus que je me torture, que je ressasse ce qui s'était passé, car maintenant il me le répéta une fois de plus tout était finis, il ne viendrait plus me faire de mal. Je souris alors doucement et hochais la tête, j'allais arrêter pour ce soir, je devais laisser passer du temps avant de pouvoir y penser de manière objective. Je l'avais embrasser sur un coup de tête, peut être pour me rassurer, pour le remercier, en faite je ne sais pas vraiment ce qui m'était passé par la tête, mais alors que mes lèvres entrèrent en contact avec sa peau, je ressentit un long frisson, mon cœur sembla s'alléger et je pus en me reculant prendre une profonde respiration. Je savais pourtant, qu'il était toujours gêné par mes lubies de l'embrasser, encore plus de cette sorte, si près de ces lèvres. Je ne voulais pas qu'il se sente obligé de dire quoi que se soit, qu'il ne dise quoi que se soit, alors j'avais voulu lui servir à manger, je m'étais levée et la douleur avait été si vive que je n'avais pas réussis à la cacher. Je tentais de reprendre mon souffle, mais il était déjà là près de moi, me saisissant par les épaules, il me regarda dans les yeux.

Ces questions sortirent de sa bouche avec une rapidité déconcertante, ces yeux montraient une réelle inquiétude, mais je finis par baisser les yeux, je ne répondis pas à sa première question, la réponse me semblait bien trop évidente, pour les suivantes par contre, je devais lui dire que non, personne n'avait vu mes blessures, Hopes ne voulait pas qu'un inconnu voit ce qu'il faisait, il y avait alors trop de risque qu'il en parle. Alma n'avait nettoyé que le sang quand il y en avait, mais n'avais rien fait d'autre. Je respirais profondément, mes autres bleues n'étaient pas très grave et je devais avouer que mes côtes étaient effectivement inquiétante, il allait surement falloir les bander et que je reste tranquille un moment. Non je n'ai vu personne, je dois avoir les côtes cassées. Je ne voulais pas voir la colère dans ces yeux, je ne voulais pas voir sa mâchoire serrée quand il m'entendrait, pourtant, quand ces doigts sous mon menton me relevèrent la tête, je ne résistais pas et ces yeux me firent oublier tout le reste, sa voix aussi, sa promesse de me garder en sécurité, que plus personne ne pourrait me faire ça, voilà qui était doux aux oreilles. Mais se n'était pas tout, avant que je n'ai le temps de dire quoi que se soit, ces lèvres se posèrent sur les miennes, il m'embrassa avec une douceur qui me déconnecta de la réalité, mais aussi avec une passion qui me fit oublier de respirer. J'étais sur une autre planète et je ne voulais surtout pas revenir sur terre alors que ma main se plaça d'elle même sur sa nuque. Je n'avais jamais été embrassé de cette manière, en faite à bien y réflechir, s'était la première fois qu'un homme m'embrassait et je sentis des papillons s'envoler dans mon estomac. Quand il se recula je mis un petit instant à rouvrir les yeux, à revenir à la réalité, il m'avait embrassé de lui même, donnant à mon petit cœur une folle raison d'espérer. Qui aurait pus croire qu'il réussisse encore plus à me surprendre que ce qu'il venait de faire, s'était déjà quelque chose qu'il m'embrasse ainsi alors quand nos yeux se croisèrent, les miens étaient plein d'amour que je ne cherchais plus à cacher, mais là il ouvrit la bouche et posa une question qui m'avait horrifier pendant des semaines, alors que là, je ne réussis qu'à prendre une grand inspiration avant que ma respiration ne se bloque. Se rendait-il compte de ce qu'il venait de me demander, de tout ce que cela représentait pour moi, savait-il que je l'aimais réellement. Je ... ma voix se bloqua dans ma gorge, l'émotion était tellement intense à cet instant, alors que je ne savais pas s'il le demandait parce qu'il voulait se faire pardonner son départ, pour me faire oublié ma mésaventure ou alors parce qu'il le voulait vraiment. J'avalais alors ma salive, cherchant mes mots pour qu'il comprenne que je ne voulais pas d'un mari pour me protéger, mais d'un mari qui m'aimerait moi. Tu te souviens, du jour où tu es rentré. Du jour où on a parler du mariage ? Je voulus mordre ma lèvre inférieur, chose que je faisais toujours quand j'étais nerveuse, mais la petite douleur qui s'ensuivit, me rappela que s'était une mauvaise idée, cela eut aussi le don de m'éclaircir les idées. Judd ... tu as compris que je t'aimais Je n'avais jamais imaginé lui avouer mes sentiments, surtout de cette manière, mais après tout, pourquoi pas, après cette horrible journée, de la douceur et des sentiments ne pouvaient pas faire de mal. Je te dirais oui, je t'épouserais, mais pas parce que tu veux me protéger des autres, seulement, si toi tu m'aimes en retour. Voilà, j'avais accepter sa proposition, mais je lui avais également laisser une porte de sortie, je ne voulais pas d'un mariage né sur le faite qu'il se sente coupable de m'avoir laisser entre les griffes d'un homme violent.

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Judd Bragolan


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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Sam 16 Mai - 19:24


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Les côtes cassées ! Et elle disait ça comme ça, sans sourciller sauf sous l'effet de la douleur, sans réfléchir au fait qu'une de ses côtes avait peut-être déjà fait des dégâts...et c'était moi, que les jugeait la plupart du temps comme totalement imprudent et irresponsable, de partir sur les routes sans garde du corps. Combien de fois m'avait-on fait ce genre de remarque ? « Tu finiras par te faire tuer, Brag. Entre dans la guilde, tu auras droit à une protection. » S'ils avaient su …. je savais parfaitement me défendre. Et finalement, il m'était rarement arriver d'avoir des soucis sur le chemin. Mais finalement … peu importe. J'étais rapidement passer à autre chose. L'idée avait eu le temps de faire son chemin. Deux mois que je savais qu'Aliénor ressentait pour moi bien plus que de l'amitié, deux mois que j'avais compris que lorsqu'elle avait parler mariage, elle l'avait finalement fait plutôt sérieusement, même si elle avait lancer ça sur un ton de plaisanterie. Deux mois que j'étais parti, avec tout ça en tête … et en deux mois, j'avais eu le temps de remuer tout ça dans tous les sens. D'y penser, d'y réfléchir et de me poser des questions, autant sur elle que sur moi-même. J'avais toujours été plutôt distant, c'était un fait. J'avais toujours eu peu d'amis, c'était un autre fait. En réalité, j'avais toujours eu du mal à supporter les autres, je leur avais toujours préférer la solitude ; et pourtant, en fouillant mes souvenirs on pouvait aisément s’apercevoir que j'avais tout de même laisser Aliénor me côtoyer plus que les autres. J'avais accepter de lui prêter du temps et de l'énergie, de l'écouter jusqu'au bout de ses histoires. Je lui avais offert du réconfort, lorsqu'elle avait perdu ses parents, et j'étais toujours revenue vers elle à chacun de mes retours ici. Comme pour tenir les promesses qu'elle me faisait lui faire. En réalité, elle avait tout simplement toujours été importante pour moi...et jamais je n'avais réellement réussi à mettre de mots sur tout ça, avant toute cette histoire.

C'est sans réfléchir, que j'avais effacer la distance entre nous, que j'avais capturer ses lèvres quelques secondes, avant de finalement lui demander, ou plutôt presque de lui ordonner de m'épouser. Ma demande était sortie presque naturellement, sans que je ne ressente le besoin d'en faire des tonnes...surtout que ce n'était pas tellement mon genre. Je voulais simplement l'avoir pour moi, maintenant. Et c'était étrange quand on se rappelait que quelques semaines auparavant, j'en étais encore au stade de l'homme distant. Le temps fut comme suspendu un moment...puis, la voix d'Aliénor retentit enfin. Ni pour un oui, ni pour un non. En réalité, voilà qu'elle se remettait à parler trop à mon goût. Voilà qu'elle se mettait à tenter de revenir en arrière. Bien sur que je me souvenais de cette discussion bizarre sur le mariage. Bien sur que je savais qu'elle m'aimait. Pourquoi j'avais fuis, à son avis ? Pour Hopes ? Il suffisait de le regarder maintenant, en train de cramer dans les prés pour comprendre aisément qu'il était loin d'avoir le pouvoir de me faire fuir. J'étais parti en grande parti parce que la savoir amoureuse de moi, était une perspective effrayante. Comment aurais-je pu me montrer de digne de ça ? D'ailleurs, je n'étais toujours pas certain de pouvoir le faire. Je plissais les yeux une seconde. Comme si je lui demandais de l'épouser pour m'amuser à jouer les gardes du corps. « Comme si c'était mon genre. » dis-je simplement. Mais là n'était pas tellement le soucis, non. Le soucis était qu'elle avait bien calculer son coup mine de rien, et que j'allais me faire avoir. Elle allait m'obliger à me montrer...romantique. A faire une déclaration, une vraie. A parler de mes sentiments … et ça … ça c'était un gros problème ! Dans quelle genre de bouse, m'étais-je encore fichu ? J'étais doué, pour m'attirer des ennuis. Ça c'était indéniable ! « Si je te demande de m'épouser, c'est pas pour une histoire de protection. Ni d'argent. Ni de terres...ni de...peu importe. Je te demande de m'épouser parce que c'est ce que je veux, ce que je désir. Tu comprends ? »

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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Sam 16 Mai - 21:14

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Il était troublant d'être si proche de lui, lui qui avait toujours mis de la distance entre nous, veillant au maximum à ne pas me toucher, et là il allait jusqu'à m'embrasser, chose qui me transporta totalement hors du monde réelle. J'aurais pus me contenter de cela, me satisfaire de ce baiser qui était hésitant, mais aussi plein de douceur et de tendresse, chose que je n'aurais pas imaginer de sa part envers moi. J'avais posé une main sur son torse entortillant le tissu de sa chemise comme pour l'empêcher de s'éloigner, mais j'étais bien loin de m'imaginer ce qui allait suivre, une demande en mariage, j'étais restée interdite un instant, sans savoir si je délirais, s'il se moquait de moi où s'il était sérieux puis avant de vraiment donner une réponse, je m'assurais qu'il ne le faisais pas pour de mauvaise raison, je ne voulais pas qu'un jour il se réveil à mes côtés se rendant compte qu'il a fait une erreur et qu'il est malheureux. Pourtant il me rassura à sa manière, je souris, ris presque en hochant la tête. Non se n'est pas ton genre. Mon cœur semblait sur le point d'exploser, je ferais bien attention à ne plus me mordiller la lèvre, même si j'en mourais d'envie alors que j'attendais qu'il me dise les choses clairement, je savais que c'était dur pour lui de se confier sur ces sentiments, pourtant, je voulais qu'au moins une fois il tente de me le dire. Après quelques secondes de silence, il finit par parler, par s'ouvrir à moi et je sentis un petit sourire naitre de nouveau sur mon visage, bien sur il ne dit pas je t'aime, mais je ne m'y attendais pas, je ne connaissais bien, il n'aimait pas parler de ce qu'il ressentait, il n'aimait pas vraiment parler tout court pourtant pour moi il fit l'effort. Ma main était crispé sur sa chemise, j'étais pendu à ces lèvres et mon autre main vint caresser sa joue, mes yeux étaient brillant, mais pas de larmes, j'étais juste heureuse à ce moment en quelques gestes, en quelques phrases, il avait repousser l'horreur loin de moi. Je ne le quittais pas du regard, mes yeux plongés dans les siens. Je comprend et je veux t'épouser. Je l'embrassais alors scellant sa demande sur un baiser tendre.

J'avais l'impression de rêver, d'avoir perdu contact avec la réalité alors que ces lèvres douces caressaient les miennes. Je sentis une soudaine montée de désir pour lui, j'en avais certes déjà eut, souvent même, mais sa proximité, ces lèvres, mes mains tout cela rendait cette sensation tellement plus forte qu'un instant j'eus peur de tout ce qui allait venir comme dans toute relation entre un homme et un femme, surtout après le mariage. Je n'avais jamais eut de relation intime avec un homme, j'étais comme ma mère aime le dire une jeune femme pure et depuis longtemps j'avais abandonné l'idée d'avoir un époux. Je me doutais aussi que Judd avait connue de d'autres femmes et je me sentais alors gauche et bête. Ce baiser tendre du début s'était transformer en quelque chose de plus passionné et si le jeune homme avait du mal à exprimer ces sentiments avec des mots, ces lèvres s'en chargeait parfaitement. Pourtant il fallut un moment respirer, je me reculait prenant une grande inspiration, mes joues étaient en feu, je me sentais trembler, mais là la peur n'était pas en cause. Est ce que tu veux boire quelque chose ? En faite je ne savais pas trop comment réagir, je ne savais pas ce qu'il voulait pour la suite, j'étais un peu perdue.
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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Lun 18 Mai - 19:57


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J'avais sûrement devant moi, la femme la plus incompréhensible de tout le pays, et c'était peu de le dire. Je n'avais jamais réellement compris les étranges raisonnements des femmes. Cette manie qu'elles avaient de toujours trop réfléchir avant d'agir, de poser trop de question et de trop papoter pour pas grand chose … et je comprenais encore moins les réactions d'Aliénor désormais. Elle avait finalement accepter ma demande … après bien des discussions d'ailleurs, il avait tout de même fallu qu'elle me force à m'expliquer un tant soit peu sur mes intentions. Toutes ces histoires l'avait finalement rendu bien méfiante. Elle était resté accroché à mon regard et lorsqu'elle avait finalement dit ces quelques mots qui répondaient à ma demande, elle avait aussi prit le temps de se hisser sur la pointe des pieds pour effacer la distance qui séparait nos lèvres afin de venir m'embrasser à son tour. Mes mains vinrent instinctivement se poser sur ses hanches, pour finalement remonter dans son dos alors que le baiser s'éternisait un peu se faisant sûrement plus passionné de seconde en seconde. Ce fut elle qui se recula finalement. Elle fit un léger pas en arrière, prenant une grande bouffée d'oxygène avant de relever les yeux vers moi. Ses joues étaient rosées et je ne pus m'empêcher de laisser un sourire satisfait se dessiner au coin de mes lèvres en constatant les effets de chacun de mes baisers sur elle. Maintenant … je devais bien l'avouer je craignais de commencer à l'entendre parler mariage. Parce que oui ! Je venais de lui demander de m'épouser...pourtant, je devais bien avouer que ma demande m'avait totalement échapper. C'était totalement irréfléchi et même si je ne comptais pas changer d'avis, je savais qu'il allait me falloir quelques heures au moins pour me faire à l'idée de ce chamboulement. J'allais devoir m'organiser autrement. Je savais que maintenant, elle serait en droit de poser des questions sur mes départs, et surtout qu'elle ne tarderait pas à se poser des questions en me voyant partir seul, sans rien ou presque à dos de cheval...pour un marchand, c'était sans doute un peu étrange de voyager sans même quelques marchandises pour commercer. Bien pour cette raison que pour le moment … je ne tenais pas tellement à l'entendre me parler d'organisation ou qu'en savais-je encore. Mais une nouvelle fois, elle me surprit ! C'était la journée. Après tout ça, elle me demanda tout simplement si j'avais soif...comme si je venais d'arriver, comme je le faisais avant, avec mes vêtements à rapiécer. « Non. Et puis il faut que tu t'occupes de tes côtes. De bander, de mettre quelque chose dessus. Demain j'irais chercher le médecin à Rocpuit. » Hors de question qu'elle reste dans cet état … pourtant, ce n'était à moi de charger de ça. Tout d'abord parce que je n'étais pas médecin, et ensuite parce que tout ça s'étendait à tout un côté de ses côtes et que pour bander ça, il allait forcément falloir qu'elle retire cette robe et tout autre vêtement gênant. Or, il était tout à fait hors de question que je lui demande de se déshabiller devant moi. Peu importe ma demande précédente. « Je vais essayer de trouver Jane, pour qu'elle s'occupe de toi. Ensuite je veux tu te reposes...je vais m'occuper de remettre un peu d'ordre ici. » C'est qu'ils avaient mis un beau bazar dans le haras, et je savais que malgré sa douleur, Aliénor allait sûrement vouloir en faire trop si elle voyait tout ça. « Arrêtes de t'agiter maintenant...assieds toi et reposes toi un moment. S'il te plaît. »

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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Mar 19 Mai - 16:53

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Sa demande, l’adrénaline qui avait couler dans mes veines, ces baiser, tous cela m'avait un instant fait oublier mon corps et la douleur qui l'accompagnait, ainsi après l'avoir embrasser je me sentais d'attaque à lui servir à manger et à boire. Lui pourtant, n'avais pas oublier et c'est avec douceur, mais également fermeté qu'il me dit que je devais me soigner, prendre le temps de m'occuper de mes côtes, de mes blessures et que demain, il irait même jusqu'à Rocpuit chercher le médecin. Non ... Je .... Je ne voulais pas vraiment qu'il s'éloigne et puis je pensais que se ne serait pas très grave et qu'après un peu de repos, tout rentrerais dans l'ordre, mais son regard et aussi l'idée que si nous nous marions alors il faudrait que je cesse de le contredire. De plus, il semblait vraiment s’inquiéter pour moi, chose qui pour le moment ne me touchait pas peut être parce que j'étais tout simplement heureuse d'être encore en vie et qu'une ou deux côtes cassées ne me semblaient pas la mer à boire. Très bien ! Je m'éclaircis un peu la gorge, voulait-il lui s'occuper de mes plaies, j'en avalais difficilement ma salive, l'idée de me montrer nue était déjà quelque chose sur lequel j'allais devoir travailler, mais montrer mon corps dans l'état qu'il était, je ne pouvais pas, le laisser voir ça, je ne voulais pas qu'il se rende compte de ce qu'il avait fait, les bleus qu'il pouvait apercevoir était largement suffisent selon moi. Heureusement, il n'avait pas ce genre d'idée derrière la tête, il voulait trouver Jane pour qu'elle le fasse. Je soufflais doucement et l'idée de rester de longues heures sans bouger ensuite me plaisait vraiment bien. Lui pendant ce temps voulait commencer à nettoyer un peu, remettre de l'ordre, mais en faite, ce qui me pré-occupait le plus n'était pas les réserves surement en cendre où la casse qui avait été faite, non mon esprit ne faisait que revenir à Ouragan, il s'était enfuis après que Judd ai tué celui qui allait égorger le cheval. Judd, assure toi qu'Ouragan est en sécurité, qu'il est bien rentré, je ... je peux pas en perdre un autre. J'avais souffler la fin de ma phrase alors que ma gorge se serrait, je ne pouvais à cet instant que revoir Gaya baignant dans son sang, je sentis les larmes se battre pour ressortir, mais cette fois je gagnais ma victoire contre elle, je les refoulais même si mon chagrin d'avoir perdue cette jument était visible sur mon visage. Tout comme la fatigue surement, car il me guida jusqu'à l'un des fauteuils près de la cheminée et m'installa dedans en m'ordonnant de me reposer. Je ne cherchais pas à discuter, la chaleur du feu, le moelleux du fauteuil, je m'enfonçais dedans avec un petit soupir. Je pense que je peux le faire. Je lui souris serrant sa main affectueusement une dernière fois avant de le laisser partir.

Je restais alors seule, immobile devant le feu à regarder les flammes danger dans l'âtre, j'étais soudain lasse et si la présence de Judd avait tenu l'horreur à l'écart, son départ pour aller s'occuper du Haras, s'assurer que les chevaux allaient bien fut déjà très dur à vivre. Il fallut une bonne dizaine de minutes avant que la porte ne s'ouvre de nouveau, Jane était revenue avec un sac contenant surement des crèmes à base de plante. Venez Aliénor, je vais m'occuper de vous soigner en attendant la visite du médecin demain. Elle m'aida à me relever, et m'emmena dans la chambre, où je dus me déshabiller avec son aide, j'étais incapable de lever les bras la douleur m’irradiais les côtes. Elle pris soin d'étaler de la crème en grosse quantité sur ces dernières avant de faire un bandage serré, je soufflais alors sentant la douleur reculer. Elle s'occupa aussi de mon bras dont la plaie dut au fouet était toute rouge et boursoufflée, elle y fit aussi un bandage et elle m'aida à mettre ma tenue de nuit et ma robe de chambre. J'étais rester silencieuse tout au long du processus, en faite j'attendis d'être de retour dans le fauteuil devant la cheminée pour ouvrir la bouche. Jane, je sais que je dois rester tranquille, mais il faut remettre le Haras sur pied le plus rapidement possible. Demain à la première heure, Edward devra dégager les réserves, vous ferez l'inventaire, savoir de combien de temps on dispose avant de ne plus rien avoir pour les chevaux. Ensuite Edward pourra commencé les réparations, il faut faire au plus vite, j'ai confiance en tout les deux, en vous tous. Je ne pouvais empêcher mon esprit de repenser à ceux qui était mort, à ceux qui avait sacrifié leur vie pour tenter de me sauver. Tout sera commencé dès la première heure demain, nous allons nous en occuper pendant que vous, vous vous reposer et vous remettez. Je lui souris tendrement, alors qu'elle me glissais une assiette dans les mains et posais un verre remplit d'une infusion pour soulager la douleur. Et ceux qui son mort, je ne veux pas que leur famille se retrouve sans rien. Il faudra vérifier les finances et leur donner deux mois de paye, le temps qu'il puisse trouver du travaille. Elle hocha la tête lentement, rajoutant une couverture sur mes genoux. Nous nous occuperons de tout dès demain. Reposez vous maintenant. Je la saluais et la laissais repartir. Je n'avais pas très fin, je jouais plus avec ma nourriture qu'autre chose avant de la poser presque intact à côté de moi et je prendre mon verre, réchauffant mes mains autour. La porte s'ouvrit presque silencieusement et je tournais la tête lentement pour croiser le regard de Judd, je lui souris. Il va bien ? Je ne cherchais pas à bouger, je me contentais de le suivre des yeux alors qu'il approchait de moi. En regardant le feu j'avais réfléchis à Judd à sa capacité de tuer de sang-froid, d'inventé des histoires pour justifier les morts et je me doutais que notre mariage ne le changerais pas, d’ailleurs je n'étais pas sur de vouloir le voir changer. J'ai compris ce que tu faisais et ça ne change rien. S'était fou, pourtant s'était la vérité, il devait avoir fait ça pour une bonne raison, je ne le voyais pas le faire juste pour passer le temps et je ne voulais pas que cette relation entre nous lui donne l'impression d'étouffer. Je ne veux pas savoir pourtant, je sais que tu repartira sur les routes et pour moi tu seras toujours un marchand itinérant. Je te demande juste, je ne pas rester loin de moi trop longtemps. S'était un pan de sa vie que je ne voulais pas connaitre, pas encore, qui était dangereux et qui je le sentais n'étais pas fait pour moi, je devais juste m'assurer qu'il ne laisserait pas trop de semaines dans ces voyages.


Dernière édition par Aliénor Dastan le Lun 25 Mai - 15:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Sam 23 Mai - 14:50


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Pas que j'étais du genre froussard. Non, c'était bien tout le contraire...on me disait souvent qu'il aurait fallu que je laisse un peu plus la peur m'atteindre. La peur était synonyme d'adrénaline, et on savait que l'adrénaline pouvait sauver une vie, parfois. En réalité, si je tentais de fuir, là maintenant en demandant à Aliénor de prendre du repos, c'est que j'en avais besoin moi aussi. Pas de repos physique, non. Mais j'avais besoin de laisser mon esprit s'échapper un peu après tout, je ressentais le besoin irrépressible de me retrouver avec moi-même. Il fallait que je sorte. Que je respire. Que je prenne une bonne bouffée d'air frais. Je fis s'asseoir Aliénor dans un fauteuil, près de la cheminée, écoutant quelques unes de ses demandes et recommandations. « Je vais m'en occuper. » dis-je simplement, avant de sortir de la maison, fermant la porte derrière moi. Je pris alors le temps d'inspirer puis d'expirer plusieurs fois, avant de jeter un œil aux alentours. Ali, avait de bons employés...ils étaient pratiquement tous déjà au travail, malgré l'heure plutôt tardive. Je me dirigeais alors vers l'une des étables où se trouvait Jane, son mari et un autre employé. « Jane...pouvez-vous s'il vous plaît vous occuper d'Aliénor ? » demandai-je. « Je crains qu'elle n'ait les côtes brisées, il faudrait faire quelque chose en attendant demain. J'irais chercher le médecin à Rocpuit. » Elle hocha rapidement la tête, avant de passer près de moi pour sortir de l'étable et rejoindre la maison et mon attention se reporta sur les deux hommes. Les deux semblaient abattus par le choc, par le chagrin sans doute aussi...et je me rendis compte que j'étais sans doute le seul qui ne montrait aucune sorte d'émotion depuis que j'avais éliminer Hopes et l'un de ces hommes. « Vous devriez vous reposer. Je vais m'occuper de ramener le cheval qui s'est enfui. Rentrez chez vous... » fis-je simplement, avant de me détourner pour récupérer Crindombre et grimper sur son dos.

Il ne me fallut pas bien longtemps pour récupérer Ouragan. Je l'avais retrouvé, agitée à quelques centaines de mètres à peine du haras, la bride prise dans une clôture de bois. J'avais pris le temps de le calmer un peu, avant de le ramener au haras. Il n'avait rien, lui au moins. Pas même une égratignure. Plus de peur que de mal, sans doute, puisqu'il rechigna un peu à rentrer dans son box dans un premier temps. Le soleil avait commencé à décliné, lorsque j'avais finalement terminer de remettre un peu d'ordre dans tout ce bazar. J'étais finalement rentré, et avait retrouver Aliénor à la place où je l'avais laissée, une mine tout de même plus engageante maintenant que Jane avait pris le temps de s'occuper d'elle. Elle me demanda aussitôt des nouvelles de son cheval, je pris donc le temps de laisser Jane sortir avant de refermer derrière elle en la remerciant. « Il va bien. Il avait fuit, mais il va très bien. » dis-je en m'avançant vers elle, attrapant un chiffon accroché pour m'essuyer le visage.

« J'ai compris ce que tu faisais et ça ne change rien. » dit-elle finalement, plutôt subitement. Je me figeais, avant de reposer le chiffon dans un coin. « De quoi est-ce tu parles ? » demandai-je. Mais elle sembla ignorer ma question, pour continuer sur sa lancée. Avançant qu'elle ne voulait rien en savoir, qu'elle ne demandait qu'une chose : que je ne parte plus trop longtemps. En somme, elle voulait que je parvienne à lui trouver une place constante entre deux meurtres. Je m'étonnais d'ailleurs, qu'elle ait pu si facilement deviner mes activités. Comme si être un assassin était quelque chose de banal.Je soupirais alors. Marié ou pas, je n'avais jamais envisager de lui parler de ça. C'était une chose que je souhaitais garder pour moi. « Tu n'en sauras rien. Oublies d'ailleurs ce que tu sais, ou ce que tu crois savoir. » lâchai-je. C'était quelque chose de bien trop dangereux, pour être partagé. D'autant que je doutais que le maître de guilde, peu importe qui il était soit heureux de savoir que certains de ses assassins partageaient les récits de leurs activités avec leurs épouses. « Je commerce. Aliénor. Je ne fais que commercer. »

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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Lun 25 Mai - 15:15

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Ouragan allait bien, je soufflais doucement en fermant les yeux. J'avais perdu Gaya ce soir, elle était morte dans les pires conditions possible et je n'avais rien pu faire, mais j'étais tout de même heureuse que mon cheval lui s'en soit sortie et que Judd ai réussit à me le ramener en sécurité. Je n'osais pas parler des dégâts à l'extérieur, je savais qu'il y en avait, pourtant, je n'ouvris pas la bouche. Se n'est pas que je ne voulais pas savoir loin de là, mais je me connaissais, j'allais vouloir commencer à travailler, à réparer. Certes j'avais déjà donné des ordres pour commencer à remettre en état, mais je n'étais pas du genre à attendre les doigts de pieds en éventail que les choses se fasse, j'étais du genre à aller mettre la main à la pâte et ce soir je n'étais définitivement pas en état de le faire et Judd ne me laisserais surement pas faire, alors je préférais garder mes questions pour le lendemain. Merci de me l'avoir ramener. Je n'avais pas vraiment voulu entamer le sujet de ce qu'il faisait, où de ce que je pensais qu'il faisait. La fatigue peut être me fit lâcher le morceau, il me regarda surpris et j'éludais effectivement sa question, je ne me sentais pas de mettre des mots sur cela, le dire ne ferait que le rendre réel. Je ne lui fis alors qu'une demande, que quoi qu'il fasse, qu'il ne reste jamais trop éloigné de moi, je ne pourrais supporter de le voir partir de long mois. Il s'approcha de moi, allant jusqu'à s'accroupir en face de moi pour me répondre en me regardant dans les yeux. Une intensité dans son regard qui me fit monter le rouge aux joues, il ne semblait pas en colère ou énervé, mais je sentais que s'était un sujet délicat et s'il me fit la promesse que jamais je n'en saurais rien, il me demanda aussi d'oublier toute cette histoire. Je le regardais droit dans les yeux, prenant une profonde inspiration alors qu'il insistait sur le faite qu'il était un commerçant et rien d'autre, lentement j'hochais la tête. Un commerçant, ça me va très bien. Je lui souris alors passant ma main dans ces cheveux.

La nuit était tombée depuis un moment maintenant pourtant, je ne me sentais pas fatiguée, j'aurais pourtant du être épuisée, mais j'avais encore les nerfs à fleur de peau et j'allais encore surement passer une nuit à attendre que les heures s'écoulent, néanmoins je me sentais en sécurité, je savais que je n'avais plus à avoir peur du lendemain et s'était déjà un poids énorme en moins sur mes frêles épaules. Judd était à mes côtés silencieux et je me dis alors qu'il devait avoir faim, j'aurais du me lever, aller lui préparer une assiette de ce que Jane avait préparer un peu plus tôt et lui servir, pourtant, j'aurais été incapable de me lever. Je ne suis pas une très bonne hôtesse ce soir. Tu dois avoir faim. Jane à préparer un repas, si tu veux, fait comme chez toi. En faite bientôt, il serait réellement chez lui ici, après notre mariage, il deviendrait le propriétaire du Haras, de la maison et de mes terres, pourtant, ça ne me gênait pas du tout, je savais qu'il ne ferait rien pour me déposséder de mon héritage familiale, j'avais totalement confiance en lui. Il m'avait demandé de l'épouser, j'avais accepter et pourtant, j'avais l'impression de marcher sur des œufs quand il allait s'agir d'aborder le sujet, j'avais peur qu'en y réfléchissant, il se rende compte qu'il avait parler trop rapidement sous le coup de l'émotion et même si je lui faisait confiance, j'avais peur qu'il recule finalement, c'est la raison pour laquelle quand je posais la question qui me brulait les lèvres, je le fis d'une petite voix pas très assuré. Est-ce que tu as déjà une date en tête pour le mariage ? Je me mordis alors la lèvre, je ne voulais pas avoir l'air trop pressée, même si dans l'idée commencer ce nouveau chapitre avec lui était quelque chose que ne viendrait jamais assez vite à mon goût. Je ne voulais pas non plus qu'il s'imagine que j'attendais quelques chose de grandiose, je n'étais pas ce genre de fille qui à rêver d'un grand mariage où la moitié de la région serait convié. Non bien au contraire, j'étais plutôt du genre discrète et même si nous n'étions que tout les deux devant un prêtre cela m'allait tout aussi bien. Je m'éclaircis la lèvre un moment, vraiment, s'était étrange de discuté de tout ça avec lui, même si j'en avait rêvé depuis longtemps. Et je ne veux pas d'un truc énorme, juste toi et moi. Je levais alors les yeux vers lui et souris avec une tendresse que seul lui pouvait m'inspirer.
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MessageSujet: Re: It always seems impossible until it’s done.   Jeu 4 Juin - 18:23


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Aliénor et Judd


Je me laissais tombé sur le sol, assis près de la cheminé à côté d'Aliénor. J'avais toujours su qu'un jour, nous aurions cette discussion mais je devais avouer que je n'y étais pas tellement préparé. Je ne souhaitais pas tout lui confier, c'était tout à fait hors de question...ce que je faisais, la manière dont je le faisais était quelque chose dont je ne parlais pas, même si j'assumais pleinement mes choix. C'était une partie de ma vie, que je menais en solitaire et ce n'était pas un mariage qui allait changer ça. Pour elle et pour les autres d'ailleurs, il fallait simplement que je reste Judd … un simple marchand, peu bavard qui des années auparavant avait tragiquement perdu ses parents. A mon grand soulagement, elle ne chercha pas à en savoir plus...bien au contraire. Elle ne posa aucune question et accepta que je ne sois qu'un marchand à ses yeux bien facilement. J'arquais alors un sourcil, avant de poser les yeux sur elle. Elle devait être bien fatiguée, pour abdiquer si facilement, ça ne lui ressemblait pas et après tout, c'était elle qui avait aborder le sujet...mais en la regardant, je compris bien vite qu'elle ne souhaitait sans doute tout simplement pas entacher l'image qu'elle avait de moi. Connaître les détails, pouvait peut-être changer ses sentiments à mon égard finalement … et pour ça, elle préférait m'épouser dans le mensonge, ou presque. Et ce n'était pour moi pas plus mal.

La discussion dévia alors plutôt rapidement. Elle balaya le sujet de mes activité d'un revers la main, en me demandant si j'avais faim et alors qu'elle se mit à évoquer le plat sûrement encore tiède qui se trouvait dans la marmite, sur la cuisinière mon estomac se rappela à moi. J'étais affamé oui, tout ça m'avait ouvert l'appétit alors qu'il l'aurait couper à d'autres. Tout ce que je souhaitais, c'était m'installer à table et me remplir l'estomac maintenant. Je hochais alors la tête. « Je vais me servir tout seul. » dis-je. Après tout, j'avais l'habitude, je vivais seul depuis des années et il n'y avait toujours eu que chez Aliénor que j'avais eu le plaisir d'être servi à table par une femme. Je soufflais alors, avant de me relever, étirant mes muscles et faisant craquer quelques os tout en me dirigeant vers la cuisinière, attrapant une assiette au passage sur une étagère. J'attrapais alors la louche, pour me servir à manger, et alors que je remplissais mon assiette, la voix d'Ali se fit entendre. Je me figeais un instant...voilà, on y était, elle se mettait à parler du mariage. D'une date. D'organisation. Bientôt, elle allait commencer à parler invités...je repris alors mon activité, tranquillement tout en l'écoutant, puis je revins vers la table sur laquelle je posais l'assiette avant de prendre des couvert, un verre et une bouteille de cidre avant de m'installer et de souffler. L'odeur de la nourriture me chatouillait les narines et faisait chanter mon estomac, mais avant d'attaquer...il allait falloir que j'y mette du mien et que je m'engage dans cette étrange discussion. « J'ai pas de date en tête... » commençai-je. Bien sûr que non, j'avais demander Aliénor en mariage presque sur un coup de tête, et je n'avais de ce fait penser à aucun détail. « Mais on peut y aller tranquillement, enfin c'est comme tu veux. » Je plongeais finalement ma cuillère dans la sauce de mon assiette avant de la porter à ma bouche. « On fera comme tu le voudras toi, Ali. » Pas qu'il ne souhaitais pas s'impliquer non … c'était plutôt qu'il n'y connaissait rien. Il savait qu'il ne voulait pas convier tout le pays, d'ailleurs, il n'en avait largement pas les moyens, mais il ne savait même pas par où on commençais quand on organisait un mariage. « Pour tout te dire … j'y connais pas grand chose. Je n'avais jamais imaginer me marier...avant...avant toi. »

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